Reportage
Programme de la sortie :
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Le séjour en images :
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Premier fait d’hiver de la saison …
S'oxygéner à la montagne loin du tumulte des stations de sport d’hiver, travailler son endurance, avancer dans la neige libre de toute entrave et équipement motorisé, faire le vide dans sa tête, admirer les paysages à son rythme. … une coupure hors du temps l’espace d’un weekend, dans une ambiance conviviale et bienveillante. Un break essentiel pour se ressourcer en bien-être et en énergie… Après une interminable intersaison, ça nous manquait ! Heureusement, Oxygène est là pour nous … oxygèner via son offre Ski Tonic. Première étape d’un programme typé toutes neiges, deux jours de randonnée à ski dans les Aravis ouverts aux personnes souhaitant découvrir le concept. Ce massif n’a pas été choisi par hasard. S’il compte de magnifiques sommets propices à l’initiation, il propose également un terrain de jeu qui saura ravir les plus aguerris. Dans les deux cas, une constante : on y évolue immergés dans un panorama à couper le souffle. Notre sortie Aravis, c’est également une formule d’hébergement originale organisée dans les montagnes de Manigod, au refuge de D’Ze La Voye, un authentique chalet de charme situé à l’écart du monde, avec sauna, piscine intérieure et une qualité d’accueil exceptionnelle. Cette sortie se distingue aussi par sa formule d’encadrement sur mesure animée de main experte par David et Mathieu. Un programme qui convient aussi bien aux adeptes réguliers qu’aux personnes découvrant ce mode de pratique de ski. Vous comprenez mieux ainsi le caractère récurrent de cette sortie qui ne quitte plus l’agenda ski depuis plus d’une décennie.
Programmer une sortie de randonnée à ski pour une structure comme Oxygène ne s’improvise pas. Il convient de réserver longtemps à l’avance le refuge, la prestation d’encadrement, ainsi que l’engagement des participants. Or, imprévisibles à long terme, la météo et les conditions de terrain évoluent vite en montagne et n’apparaissent pas forcément, voire même assez rarement, optimums pour le séjour programmé. Ainsi, le suivi assidu de l’évolution météorologique et nivologiques mobilisent sérieusement les esprits les jours précèdant la sortie. La veille du départ, un enneigement plutôt faible et journée ensoleillée étaient annoncés pour samedi, ciel couvert et précipitations neigeuses pour le dimanche. Conditions plutôt moyennes, donc, certes pas follichonnes mais qui laissaient toutefois champ libre à de bonnes opportunités de randonnées dans le secteur. Dans les faits, les choses se sont présentées plus favorablement. En effet, opérant durant la nuit de samedi à dimanche, les précipitations neigeuses ont eu la bonne idée de prendre de l’avance promettant ainsi un magnifique terrain de jeu pour la deuxième étape de notre séjour.
Samedi : A peine levès, postés devant la fenêtre de la chambre, le nez collé au carreau encore froid et humide de condensation, nous avons l’agréable surprise de découvrir un ciel débarrassé de toute nébuleuse propre à entraver l’effet bienfaisant du rayonnement solaire qui nous fait tant défaut en région parisienne... Une belle journée semble se profiler. Et en effet, un ciel azur surplombera nos joyeuses évolutions la journée durant. Un simple regard aux abords du « camp de base » nous permet de constater que la neige fait défaut ici-bas. Nous irons alors la chercher plus en altitude avec, au programme, le col de Pointe Percée et halte roborrative au refuge de Gramusset. Pour des raisons pratiques et surtout d’évidentes économies musculaires, nous avons opté pour une approche en remontées mécaniques à partir du Grand Bornand afin de démarrer la progression en peaux à partir du col des Ânes. De là, environ 400 m de D+ nous séparent du refuge de Gramusset. Magnique balade débonnaire, idéale pour une mise en jambe. A l’issue de cette progression, nous découvrons le refuge. De celui-ci, j’avais en mémoire un bâtiment rustique traditionnel, plutôt vetuste, de faible capacité, non gardé qui nous avait quelques fois abrité des intempéries le temps d’engloutir quelques vivres de course régénératives. Ce dernier fait désormais place à une belle structure moderne. Rebaptisé pour l’occasion refuge de la Pointe Percée Gramusset, il est désormais gardé et compte jusqu’à quarante neuf couchages. Nous y faisons étape le temps d’y apprécier la qualité d’accueil des gérants et de leur restauration. Dans la foulée, nous repartons bille en tête pour parcourir notre deuxième étape et les quelques 300 m de D+ qui nous séparent de notre objectif sommital. Une fois là haut, le temps de profiter quelques minutes du magnifique panorama, de configurer le matériel et les bonhommes en mode descente, et nous voilà repartis en proie à la gravité pour une ébouriffante séance de glisse. La neige d’abord profonde et manoeuvrante se transforme peu à peu au gré de la perte d’altitude pour atteindre assez rapidement les caractéristiques de neige de printemps. Malgré tout agréable, la fin du périple se termine en mode 4x4 printanier dans un environnement bien arboré. Nous atterrissons finalement à l’Auberge Nordique au Grand Bornand où se tiendra un brieffing autour d’une boisson et quelques pâtisseries avant le retour au bercail…
Trace animée du parcour ICI
Dimanche : Après une agréable soirée agrémentée d’une restauration digne des meilleures adresses suivie d’une nuit sans histoire, quelle belle surprise nous attend lorsque, à peine sur pied, nous pointons le nez à la fenêtre. Les précipitations neigeuses programmées pour la journée de dimanche ont anticipé leur noble besogne pour œuvrer toute la nuit durant. Le ciel est désormais dégagé. Les prévisions indiquent néanmoins une dégradation en début d’après-midi. Il convient de ne pas trainer. Tout de blanc revêtus, les abords du refuge sont méconnaissables. La chute de neige apparait consistante, suffisamment en tout cas pour envisager un départ du gîte skis aux pieds. Ce qui était inenvisageable la veille. Au programme, La Mandalaz avec à la clé un D+ de 1200m et surtout, de belles perspectives de conditions de glisse …
Début du parcours en forêt dans la plus belle ambiance hivernale, puis le paysage s’ouvre sur le massif. La progression se poursuit via l’Aulp de Fier et s’organise en caravane jusqu’au sommet. Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir opté pour cet itinéraire. Nous observons un certain trafic sur la « route » sans pour autant que ce soit gênant, et ne sommes pas les premiers, loin de là, à être arrivés sur le point sommital. Pourtant, non réputés pour notre promptitude à passer en configuration descente (adaptation vestimentaire, retrait des peaux, réglage des fixations en configuration descente, serrage et blocage des chaussures, …), nous serons les premiers à faire la trace sur les magnifiques versants immaculées du retour. Quel bonheur de sagouiner sans retenue ces magnifiques pentes vierges tels des grapheurs animés d’un plaisir malsain, s’appliquant à souiller les façades urbaines de leurs signatures infâmes. La neige était si profonde et si douce, les sensations de glisse si intenses qu’il parait impossible de les décrire par les seuls mots du lexique Français. Il conviendrait d’inventer un vocabulaire adapté. A la fois passager et véhicule de soi-même, acteur et spectateur de la scène qui se déroule, en mouvement à haute célérité entre ciel et terre, on ne glisse plus, on vole, s'acharnant à assurer une posture stable contrariée par une dynamique de déséquilibre permanent, en proie à des sensations paradoxales d'accélérations brutales et de douceur, de stress et de plaisir intense. La frontière entre la conduite d'un enchainement chorégraphique de belles trajectoires et la chute est ténue. Difficile à cerner. Il n'est pas rare de la franchir... Ainsi ai-je tenté de vous faire vivre les émotions du moment avec des mots terrestres s'évertuant à exprimer des sensations extra-terrestres… Impossible à mon avis. Le mieux, cher lecteur, serait que vous lâchiez l'écran et viviez ses moments exceptionnels en réalité « réelle » (vs virtuelle). Autrement dit, il suffirait pour cela d’adhérer à notre magnifique section ski et de participer à nos sorties exceptionnelles…
Trace animée du parcours ICI
A en croire les commentaires de fin de séjour, l'éclat des étoiles dans les yeux, les sourires et les verbatimes postés sur le groupe WhatsApp, la sortie a tout l’air d’avoir été réussie. Avec douze randonneurs enthousiastes, motivés et joviaux, une belle ambiance conviviale, une formule d’hébergement atypique brillamment animée par Elise, nos guides David et Goliath … euh pardon… Mathieu toujours très appréciés pour leurs qualités humaines, techniques et pédagogiques, un environnement naturel exceptionnel, des conditions climatiques et de terrain inespérées, comment aurait-il pu en être autrement ?...
Il va de soi que le partage de bons moments et d'émotions fortes crée du lien au sein de la communauté. Une cohésion profonde entre salariés plus que jamais essentielle dans un monde professionnel qui se déshumanise tous les jours d'avantage. La création du lien social reste notre boussole. Elle n'a pas de prix. Gageons que nos aimables partenaires en prendront un jour conscience. Oui, je sais, si l'optimisme permet d'apréhender l'avenir avec sérénité, son excès peut dans certains cas être fatal... surtout en montagne.
A bientôt.
Chonch’
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Prochain événement Ski Tonic : 3 jours de ski freeride en environnement haute montagne à La Grave
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