Reportage

Motocyclisme

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Escapade en Terre Berbère mars 2023

 

Programme de la sortie:
La fiche événement:  Lien  sur la page

Le séjour en images:
Notre sélection complète de photos :   Lien diaporama
Au guidon, comme si vous y étiez :          La vidéo

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Prolixe et dynamique, forte de plus de 130 adhérents, la section Motocyclisme Oxygène Stellantis propose chaque année depuis sa création, un programme à la fois substantiel et pluriel. Plus de 40 événements annoncés cette saison avec, à l’affiche, des sorties sur les thèmes randonnée routière, randonnée tout terrain, trial, stage TT, vitesse sur piste, multi activités sport culture et moto, stages de perfectionnement à la conduite sur route, challenge inter sites, et enfin, des escapades lointaines à destination de motards en quête de dépaysement absolu. C’est en l’occurrence sur dernier registre que ma plume s’attardera. Plus précisément sur la sortie « Escapade en Terre Berbère » qui s’est tenue du 15 au 21 mars derniers. La tâche est rude tant l’évènement fut riche et intense en émotions…

La section Moto a monté son projet en collaboration avec l’agence Road Trip Factory. Celle-ci  propose des séjours touristiques à moto, avec entre autres, les destinations Amérique du Sud, Viêtnam, et Maroc. Au programme nous concernant, l’offre « Escapade en Terre Berbère », une boucle « personnalisée » d’un peu plus de 1300 km au départ de Marrakech, cheminant de l’Atlas aux portes du Sahara. Dépaysement garanti !... Les montures sont fournies. Il s’agit de trail Royal Enfield. Himalayan.  Légères, maniables, rustiques, garantissant des interventions mécaniques aisées sur le terrain, ces machines apparaissent particulièrement adaptées au contexte. En outre, il n’est pas nécessaire d’être un expert en pilotage pour maitriser l’engin tant sa puissance reste contenue. Pour autant, ses performances dynamiques apparaissent en phase avec le programme et la clientèle ciblée. Quelques réserves auraient légitimement pu être émises concernant les équipages voyageant en duo. Les performances observées n’ont cependant pas laissé paraître de handicap particulier les concernant. Un 4x4 piloté par notre mécanicien Soufiane, dont les services et l’efficacité s’avéreront hautement précieux, assurera l’appui logistique.

Itinéraire en boucle donc, à partir de Marrakech en cinq étapes dans le sens horaire. Le descriptif du cheminement restera peu détaillé et imprécis. De nombreuses pistes empruntées n’apparaissent pas sur les cartes et il m'est impossible de retrouver précisément nos points de passage. A part Marrakech et Aït Ben Haddou, en marge des circuits touristiques, notre parcours n’empruntait que des itinéraires inédits. Ainsi, nous avons pu profiter d’un Maroc authentique et accueillant. Chacune des étapes comptait entre 170 et 300 km, des distances de roulage modérées permettant de laisser champ libre aux haltes et visites diverses.

 

Voici à travers mon témoignage, le déroulé du séjour ...

Jour 1. Vol à destination de Marrakech. Nous atterrissons en fin d’après-midi et prenons rapidement nos quartiers à l’hôtel Le Gallia. L’établissement est magnifique, ancien bordel de l’époque coloniale, il est situé à quelques .encablures de la célèbre place Jemaa el-Fna, de la mosquée koutoubia (XIIe siècle) dont la Giralda de Séville est inspirée, et du souk attenant. L’occasion d’y faire un tour avant le dîner. Ambiance à la fois Cour des Miracles et attrape touristes, la foule est dense et chamarrée, l’agitation et le tumulte y sont permanents. Pour tout dire, ce n’est pas dans ce type d’endroit que je me sens le plus à l’aise. Soucieux d’agrémenter ma misère capillaire, j’avais néanmoins dans l’idée de profiter de l’occasion pour acquérir un bonnet Marocain. Ce n’est pas le choix qui manquait. Non, ce qui faisait surtout défaut, était ma capacité à négocier sur un terrain naturellement propice à ce type d’exercice. Ainsi, je suis reparti vers l’hôtel avec non pas un, mais trois bonnets, après avoir dépensé bien au-delà de que j’avais au départ imaginé !... Non, vraiment, le marchandage ne sera jamais mon sport favori. Pour autant, je reste satisfait de mon acquisition.

Jour 2. Nous entrons enfin dans le vif du sujet. Début de matinée, l’excitation est à son comble. Nous prenons possession de nos encore rutilants destriers de fer et de feu et attaquons la traversée de Marrakech nous conduisant .vers le Sud. Opération hautement délicate, tant il faut rivaliser de vigilance pour cheminer sans dommage dans un univers en proie à l’agitation permanente, au désordre le plus total, et osons le dire, à l’anarchie absolue. Je pensais pourtant être aguerri après avoir pratiqué Palerme réputée pour la fantaisie débridée de ses usagers. Mais on atteint ici un niveau hors norme. Camions, autos, triporteurs, moto, scooters, mobylettes, vélos, tapis volants, piétons, dromadaires, chevaux, ânes, moutons, chèvres, chiens, chats, cigognes, …  tentent de concert de se frayer un chemin dans le désordre le plus accompli, sans aucun respect de la réglementation routière, si tant est qu’il y en ait ici une. Ça roule à droite, à gauche, en travers, ça vient de devant de derrière, du haut, du bas, en biais,…. Les feux et stops n’apparaissent qu’au titre de simple mobilier urbain vidés de toute fonction réglementaire. Les règles prioritaires n’ont vocation qu’à noircir les textes du code de la route. Ça fuse, ça pétarade, ça fume, ça claxonne, ça crisse, ça gueule, ça pue !… foutons le camp rapidement !  Echappons à ce capharnaüm infernal ! Heureusement, cette traversée de l’enfer s’avère rapide. La voie est désormais claire. Quiétude et sérénité reprennent le lead. Nous sommes enfin partis pour 170 km de route tranquille, avec en ligne de mire Aït Ben Haddou. Première surprise, Virginie (ou plus précisément, sa moto) tombe brutalement en panne. Touc, touc, paf !… et puis plus rien… Heureusement notre mécanicien sorcier est sur le pont. En deux temps trois mouvements le diagnostic est posé, la panne résolue. En cause, la défection de la pompe à carburant. C’est reparti. Après une pause roborative quel que part au milieu de nulle part, un endroit d’où nous retiendrons que la salade de tomates était exceptionnelle, nous repartons. Stop pour la visite de la Kasbah de Telouet. Riche d’une histoire récente, à l’abandon depuis 1956, ancien domaine d'El Glaoui, pacha de Marrakech, en dépit de son état de ruine extérieur, cette forteresse en pisé recèle encore de joyaux intérieurs bien conservés. Tout cela valait bien une halte. Poursuite du cheminement jusqu’à notre point de chute à Aït Ben Haddou. Maison d’hôtes Brahim Boulkaid. Outre sa qualité d'accueil, nous retiendrons de l'établissement ses aménagements intérieurs magnifiques, sa terrasse panoramique donnant sur la ville historique de terre crue, Le Ksar, spectaculaire et admirablement maintenue. Inscrite au Patrimoine Mondial, cette merveille a été le décor de nombreux films dont Laurence d'Arabie, Gladiator ou Game of Thrones...

Jour 3. Avec 300 km, ce sera la plus longue étape du séjour. C’est parti ! La boussole nous indique un cap de tendance Nord-Est. Nous atteindrons Boumalne Dades situé à mi-parcours pour y déjeuner. A l’attention des .grimpeurs, sachez que cette bourgade est située à quelques encablures des gorges du Todra réputées pour ses extraordinaires voies d’escalade. Nous y avons trainé nos chaussons à semelles résinées il y a quelques années.  Cette partie du parcours s’est distinguée par une première digression off-road en palmeraie. Singularité du paysage, poussière, glissouillades et vibrations, le dépaysement est à son comble. Notre halte déjeuner est organisée à la Kasbah d’hôte La Jeanne. Curieux nom pour une Kasbah ! Nous apprenons que le propriétaire, Berbère érudit diplômé en littérature Anglaise, est par ailleurs fan de Brassens. Ceci semble expliquer cela… De style architectural présaharien, l'établissement est récent, néanmoins construit suivant la norme traditionnelle en briques crues. Magnifique ! Nous sommes vendredi. Aujourd’hui, c’est donc couscous. Evénement marquant de la journée : serrure bloquée, Catherine a bien failli finir son séjour dans les latrines. Heureusement, une ou deux passes magiques ont suffi à notre mage Soufiane pour régler le problème… Comme quoi, hein, il est toujours utile d’avoir un Soufiane sous la main ! Après une brève visite des lieux, il est temps de repartir. 170 km restent à parcourir. Notre boussole indique Sud-Est, puis Sud-Ouest. Nous sommes vraisemblablement quelque part sur le massif DJebel Saghro, partie orientale de l’Anti-Atlas. L’érosion des grès et  roches basaltiques présentent un univers minéral spectaculaire. Le décor est lunaire.  Nous n'avons cependant observé aucune influence sur l’effet gravitationnel. Nous prenons néanmoins de l’altitude (à moto, toujours. Les courants ascendants n’y sont pour rien !). La température baisse significativement. Et pour cause, nous passons un col à 2300m d’altitude. Puis basculons en direction de la vallée aux 45 kasbahs, pour rejoindre ensuite notre destination Agdz (à prononcer comme … vous pouvez !) sur la vallée du Draa, réputée pour ses palmeraies. Bilan de la journée, belle balade variée. On en a pris plein les yeux…dans tous les sens du terme (en phase off-road, également un peu sur les dents). Comme chaque soir, la découverte de l’établissement d’accueil est une merveilleuse surprise. Cette fois, outre le confort et l’esthétique incroyable des lieux, une piscine nous tend les bras…

Jour 4. La journée commence par la visite pédestre de la palmeraie et des ruines de la ville historique d’Adgz. Merveilleux moment ! Puis, sans tarder, nous enfourchons nos machines. Au programme, Foum Zguid, puis Tata, aux portes du désert… Miam-miam ! Nous suivons dans un premier temps une vaste vallée jalonnée de belles palmeraies.. Nous la quittons bientôt pour prendre plein Ouest direction Foum Zguid où nous entreprenons notre pause méridienne. Au programme, Tajine et piscine dans un environnement naturel présentant déjà des singularités d’aridité et des températures annonçant l’imminence du désert…. Nous reprenons la route pour Tata. Nous avons désormais quitté la vallée de l’oued et ses palmeraies que nous suivions jusqu’alors. La végétation se fait rare, le minéral prend le pas et déjà les premières dunes apparaissent. L’occasion rêvée d’aller y placer ses roues, histoire d’expérimenter le pilotage dans le sable… Le décor est exceptionnel. Pensez-vous ! Le désert, les dunes, la pierraille. Un univers exotique sauvage chargé de symboles, suscitant liberté, voyage, aventure... Pour autant, nous n’avons pas eu la chance d’y admirer la progression de caravanes de dromadaires. Pas de dromadaires, non, mais une bande de nigauds juchés sur leur machine, motivés à en découdre avec les éléments. Une toute autre esthétique, pas inintéressante cependant ! Piloter dans le sable n’est pas intuitif. Lorsque les choses se gâtent, il faut non pas freiner, mais au contraire, accélérer comme une brute ! Sans quoi, la chute est garantie. Ma dernière expérience de tout terrain commence à dater. Fort de mes 14 ans, heureux possesseur à l’époque d’une rutilante Mobylette Motobécane TT qui n’avait de TT que les garde-boues et échappement relevés, il m’a pris alors l’idée saugrenue d’aller tâter le hors piste. Dès ma première tentative pourtant guère audacieuse, je me suis retrouvé cul par-dessus tête au fond d’un fossé, l’engin lourd et contondant ayant eu la bonne idée de me retomber dessus… Par chance, en dépit de la violence de l’événement, la seule blessure sérieuse que j’ai eu à déplorer, fut celle de mon amour propre. Pour tout dire, au regard du désagrément résultant de cette malheureuse expérience, ma pratique du tout-terrain en deux roues c’est arrêtée là… Autant avouer que la perspective d’aller rider dans les dunes suscitait en moi quelques inquiétudes ! Angoisse justifiée au regard du nombre de personnes parmi-nous ayant mordu la poussière !... Par chance, ou peut-être, permettez-moi de le croire, par habileté, je ne fis pas partie de ces malheureux !... Ma technique : serrer très fort les fesses, poignée vissée dans le coin et regard serein sur l’avenir. Et ça marche ! Moins de chance en revanche concernant l’un de nous (l’une ?) dont je tairais par respect le nom, qui, suite à une malheureuse chute dans la pierraille, a cassé le carter moteur de sa monture … Aïe aïe aïe ! Deux litres d’huile dans le sable (c’est dégueulasse !), un trou béant (c’est dégueulasse !) dans le carter côté alternateur. En plein désert (ou presque), nous voilà bien ! Nombreux parmi-nous, face à une telle situation n’ont vu que pour seule issue, s’assoir et pleurer. Encore une fois, c’était sans compter sur les pouvoirs magiques de notre guérisseur Soufiane !... Après deux ou trois passes magiques et formules de circonstance, le mal fut réparé. Incroyable ! Quelle aventure, quand-même ! …Poursuite sans histoire du trajet jusqu’à Tata. Malheureusement notre péripétie mécanique nous a fait perdre du temps. Nous ne pourrons ainsi arriver à temps pour profiter du magnifique coucher de soleil sur la ville. Dommage ! Il nous faudra revenir. Nous prenons nos quartiers dans notre Kasbah d’hôtes. Encore une belle surprise renforcée par une singularité. Les passages de portes sont tous très bas. Des pompons y sont placés pour en avertir les usagers. Il faut parfois passer à quatre pattes d’une pièce à l’autre. C’est étonnant. Quelle raison étrange a pu justifier une telle configuration ? Cela restera pour nous un mystère qui aura laissé chez les moins vigilants d’entre-nous, des traces bien visibles au sommet du crâne (souvenir de Tata)…

Jour 5. 9h bien tassées… Nous enfourchons nos machines pour 230 km de cheminement varié vers l’Ouest. Traversée de Tata. Les façades ne sont pas sans rappeler les villages de l’Ouest américain du début XIXe. .Impression renforcée par la traversée de gorges annonciatrices de l’Anti Atlas. Colorado ? Arizona ?... Le doute est permis. La route 66 n’a qu’à bien se tenir ! C’est grandiose. Nous poursuivons en longeant un oued et sa belle palmeraie, puis engageons la traversée du massif de l’Anti Atlas. Nous abordons la montagne. Pour notre plus grand plaisir, la route devient franchement sinueuse. Stop déjeuner dans le premier bled rencontré avant de poursuivre l’ascension sur une route fort sinueuse et de plus en plus dégradée. Le bitume s’efface au profit de la piste, de la poussière et de la caillasse. Quelle aventure ! On est aussi venu ici pour ça ! La route, par endroit apparaît complétement défoncée par la fureur des oueds que les dernières fortes pluies ont réveillé. Nous traversons une succession de gués… On s’y croirait presque (au Dakar). En tout cas, nous avons tous fière allure sur nos engins et le décor est à l’avenant. Le terrain s’améliore enfin. Le bitume réapparaît. Nous passons le magnifique col puis traçons sur Ouled Berhil dans la région de Taroudant, au pied du Haut Atlas et dans la plaine de Souss (entre Haut Atlas et Anti-Atlas), riche région agricole connue pour ses orangers, citroniers, arganiers...
Pour rejoindre notre point de chute, nous traversons l'oued Souss, quelques douars (quartiers populaires), puis slalomons entre les domaines agricoles. Et c’est sans doute sur ce secteur que nous avons avalé le plus de poussière. Nous sommes arrivés au terme de notre étape littéralement poudrés au fesh-fesh, les voies respiratoires en détresse… Ultime surprise du soir, un magnifique établissement, ancien palais, nous offre ses suites démesurées et sa belle piscine. Rien de tel pour se remettre des émotions de la journée…

Jour 6. Déjà la dernière étape ! Mince ! Flûte ! Zut ! Etc… retour sur Marrakech via le Haut Atlas. A part. les derniers kilomètres, les routes de montagne domineront les débats. Pause au col spectaculaire de Tizi n Test, halte déjeuner à la « bourgade des fous » (sans doute l’effet marqué de la consanguinité en ces contrées isolées), reprise du périple sur un secteur off-road, réparation éclair et en musique d’une crevaison par notre mage Soufiane, puis inoubliable descente vers Marrakech sur une parfaite route de montagne. L’ultime occasion de laisser s’exprimer les modestes canassons de nos vaillantes Himalayan présentant désormais les stigmates de cinq jours de roulage en conditions sévères. Nous retrouvons enfin avec plaisir l’hôtel Le Gallia qui nous avait accueilli le premier soir et profitons avec bonheur de cette dernière soirée Marocaine.

Jour 7. Nous voilà donc au terme de notre périple. Sans les motos cette fois, mus par nos simples baskets à semelles synthético-élastomère macromoléculaires à propriété élastico-cohoutchoutique, légères, maniables et fiables, particulièrement adaptées au contexte local, nous nous aventurons sur l'incontournable visite de Marakkech, de son Souk, du palais de la Bahia pour certains, sur l'entreprise des classiques achats de souvenirs pour d’autres. S'ensuivra le vol retour. Et enfin, comme souvent à l'issue d'un épisode joyeux et pétillant, histoire d'équilibrer les choses,  grisaille et pluie .nous accueillent sur le tarmac parisien… Le retour sur terre est un peu rude. On s'en remettra vite !...

 

Nous garderons de ce séjour le souvenir d’un voyage extraordinaire, dépaysant et hautement régénérant. Une bulle suspendue hors du temps aux fragrances de fleurs d’oranger, aux couleurs ocres, vertes, encore blanches sur les sommets. Un cheminement de cinq jours dans un Maroc authentique, loin du tumulte touristique, bercés par la douceur d’un climat d’entre deux saisons. Plongés dans un décor panoramique impressionnant, grandiose et exotique, envoutés par ses couleurs extraordinaires, filant comme passagers de tapis volants, nous avons été à la fois acteurs et spectateurs d’un road movie de grande classe. Fiers, joyeux et joueurs au guidon de nos destriers, nous nous sommes laissé surprendre par ces terres Berbères, aussi peu connues que merveilleusement scéniques. Alternant des phases de roulage modérées, de pauses contemplatives et de visites, le séjour est apparu particulièrement équilibré. Nous avions le temps de profiter du confort et de l’accueil incroyable des étapes du soir organisées dans de magnifiques demeures, au style architectural typique. La diversité des paysages et du contexte de roulage, par alternance de plaines, de routes de montagne, de pistes, de traversées de bourgades, a permis d’entretenir durant tout le séjour le sentiment de dépaysement total, et l’éveil permanent de notre curiosité. Témoignage révélateur d’une population hospitalière et généreuse, nous garderons aussi le souvenir marquant de tous ces visages souriants et de ces signes de mains qui auront jalonné notre périple, manifestations de bienvenue récurrentes accueillant l’approche de notre horde pétaradante à l’entrée des villages…
Et comme à chaque fois dans de telles conditions, le séjour est arrivé à son terme bien trop vite. C’est bien là la seule note négative que nous pourrions lui attribuer… d’autant plus qu’on nous avait promis de vivre les Mille et Une Nuits de Shéhérazade. Et figurez-vous qu’après une méticuleuse vérification, il m’apparait que nous n’en ayons vécu que six. Il semblerait que le compte n’y soit pas. N’y aurait-il pas là entourloupe sous tapis volant ? …
Un grand merci à notre guide Jean Pierre l’inventeur de ce magnifique périple, à notre support logistique Soufiane sans qui certains seraient encore à errer au milieu du désert, à Manu qui a eu l’idée de génie (vous savez ? Celui qui sort de la lampe d’Aladin) d’intégrer cette sortie hors norme au programme Moto. Merci aussi à l’ensemble des participants pour leur bonne humeur, leur enthousiasme et l’excellente ambiance qui en a résulté.

 

A bientôt.
Chonch’
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